Mes astuces pour cuisiner avec un autocuiseur et économiser l'énergie

Autocuiseur en inox sur une plaque de cuisson, astuce de cuisine pour économiser l'énergie au quotidien

Une casserole sans couvercle laisse s'échapper en vapeur une bonne partie de la chaleur qu'on paie sur la facture, et ça ne saute pas aux yeux. L'autocuiseur n'est pas qu'un gadget qui fait gagner du temps en cuisine : bien utilisé, c'est un vrai outil pour faire des économies d'énergie et pour le budget ménager, à condition de ne pas tomber dans le piège que presque tout le monde commet.

Petite précision avant d'aller plus loin : deux liens de cet article sont affiliés, et si vous achetez un des guides via l'un d'eux, je touche une commission sans que le prix change pour vous. Ce que je raconte ici vient de ce que j'ai testé chez moi, dans le cadre de l'audit que je mène sur tout ce qui coûte à la maison depuis que la facture d'énergie a grimpé.

Le mythe du bac rempli à ras bord

Le raisonnement paraît logique : plus la cuve est pleine, plus on rentabilise la chauffe, non ? C'est l'inverse qui se produit. Un autocuiseur a besoin d'un volume d'air suffisant au-dessus des aliments pour monter en pression rapidement. Le remplir aux trois quarts, c'est comme charger un camion au-delà de son poids autorisé : le moteur tourne, il consomme, mais il n'avance pas plus vite pour autant. Dans mon métier, on appelle ça rouler pour rien.

La bonne mesure, c'est de rester aux deux tiers de la cuve, un peu moins pour les légumineuses ou tout ce qui mousse en cuisant. Ce n'est pas une histoire de recette précise, plutôt un réflexe à prendre une fois pour toutes. Une fois qu'on a compris ça, la soupape se met à siffler nettement plus vite, et c'est là que la thermodynamique commence à jouer en votre faveur plutôt que contre vous.

Soupape d'autocuiseur qui relâche la vapeur, signal que la pression redescend en cuisine économe en énergie

Éteindre un peu avant la fin : l'astuce de cuisine qui ne coûte rien

Pour un plat qui demande une vingtaine de minutes sous pression, couper le feu cinq à dix minutes avant la fin change la donne : la chaleur emprisonnée dans la cuve termine la cuisson toute seule, sans que la plaque continue de tirer du courant. C'est le genre de geste qui ne demande aucun investissement ni aucuns travaux, comparable à certaines habitudes qu'on peut changer sur le chauffage sans toucher à l'installation. Cette astuce de cuisine s'est imposée chez moi bien avant que je pense à regarder ailleurs dans la maison.

D'ailleurs, j'avais réglé un autre sujet plus tôt dans mon audit : limiter la consommation électrique des appareils en veille chez soi a été l'un des premiers gestes que j'ai pris, bien avant de m'attaquer aux casseroles.

Le vrai raté : baisser le chauffage sans rien changer d'autre

Le vrai raté de mon audit n'a rien à voir avec la cuisine : j'ai baissé le thermostat de deux degrés en pensant que ça suffirait, sans changer aucune autre habitude à la maison. Rien n'a vraiment bougé, et je m'en suis rendu compte un soir où j'ai entendu la chaudière essayer de redémarrer, ce bruit sec et répété qui n'aboutissait jamais, comme si elle butait sur quelque chose avant d'abandonner. Ce jour-là, j'ai compris qu'un réglage isolé, sans rien changer autour, ne sert pas à grand-chose.

L'habitude compte plus que le tarif de l'énergie

Ce qui marche, ce sont les habitudes qui tiennent dans la durée, pas le geste isolé qu'on fait une fois et qu'on oublie. Un voisin à moi part quasiment chaque week-end randonner en forêt de Cîteaux, beau temps ou pas, et il dit la même chose pour la marche : ce n'est jamais la sortie exceptionnelle qui change la forme physique, c'est celle qu'on refait sans y penser. Pour l'énergie à la maison, c'est pareil. Moi, je marche plutôt le long du canal de Bourgogne à Plombières-lès-Dijon quand j'ai besoin de sortir la tête du dossier des factures, et c'est souvent là que je repense à ce que je viens de changer à la maison, pas pendant que je le fais.

Mon audit du budget ménager continue ailleurs

L'autocuiseur n'était qu'une ligne parmi d'autres dans cet audit qui n'en finit pas. Sur les courses, comparer le prix au kilo plutôt que le prix affiché sur l'étiquette a changé plus de choses que n'importe quel régime de supermarché, et remplacer un produit par un autre dans le même rayon quand celui qu'on prend d'habitude a grimpé fait aussi une vraie différence. Romuald, un contact que je croise sur un forum d'entraide autour du budget, m'a un jour demandé pourquoi je notais le coût annuel de mes abonnements plutôt que le prix mensuel affiché sur la facture ; depuis, je fais pareil pour tout ce qui revient chaque mois, et ça change le regard qu'on porte dessus. Une dépense qu'on voit clairement, écrite quelque part, pèse différemment qu'une dépense qui part toute seule du compte.

Côté placards, ranger les produits les plus proches de la date de péremption devant plutôt que derrière évite de racheter ce qu'on a déjà, et faire soi-même certains produits d'entretien revient moins cher qu'acheter la version toute prête, à condition de compter aussi le temps qu'on y passe. Sur l'électricité, décaler le lave-linge sur les heures creuses ne change pas tout, mais additionné au reste, ça compte. Entretenir un appareil au lieu d'en racheter un neuf au premier signe de faiblesse, ou acheter d'occasion quand c'est possible, va dans le même sens : allonger la durée de vie de ce qu'on a déjà coûte presque toujours moins cher que remplacer. Le seul point que je n'ai pas encore réglé, c'est de mettre de côté un peu chaque mois pour les dépenses qui ne reviennent pas à date fixe, celles qui tombent une fois par an et qu'on encaisse toujours comme une surprise. C'est dans ce genre de recherche que je suis tombé sur 1.001 trucs et secrets pour faire des économies, un recueil qui n'a rien d'un livre de cuisine mais qui regorge d'idées de ce genre. Sur les contrats, j'ai aussi regardé comment renégocier ses contrats d'assurance pour payer moins cher, et pour les petites réparations, apprendre à les faire soi-même évite surtout de payer une intervention pour un problème qu'on aurait réglé en dix minutes. Enfin, il y a Le guide des astucieux, plus construit poste par poste, que je feuillette régulièrement depuis.

Par où commencer si l'autocuiseur dort dans un placard

Si vous avez une cocotte-minute ou un autocuiseur qui prend la poussière, la seule règle vraiment utile à retenir, c'est de ne jamais la remplir à ras bord et de couper le feu un peu avant la fin du temps de cuisson annoncé. Le reste, les temps de cuisson exacts pour chaque légume, viendra tout seul avec deux ou trois essais. Ce n'est pas l'appareil le plus spectaculaire de la cuisine, mais c'est sans doute celui qui rend le mieux service sur la durée, à condition de sortir de l'idée reçue que plus on remplit, plus on économise. Sur la facture, l'effet ne saute pas aux yeux du jour au lendemain ; il se voit surtout sur la durée, comme la plupart des habitudes qui finissent par compter vraiment.